L’armée russe a fait état, ce mercredi, de combats qui « se poursuivent » près de Koursk. Cette région frontalière est au cœur depuis la veille d’une incursion de troupes ukrainiennes. Elle a aussi été visée par des frappes qui ont fait au moins cinq morts et 28 blessés civils, selon les autorités locales. « Jusqu’à 1 000 » soldats ukrainiens participent à cette incursion, avance l’état-major russe, tandis que Kiev garde en grande partie le silence sur cette opération.
Le chef de l’état-major russe, Valéri Guérassimov, a affirmé ce mercredi 7 août que « jusqu’à 1 000 » soldats ukrainiens participaient à l’incursion armée lancée la veille dans la région de Koursk, frontalière de l’Ukraine. « L’avancée de l’ennemi en profondeur dans le territoire a été stoppée par des frappes de l’aviation et de l’artillerie », a-t-il assuré au président Vladimir Poutine, lors d’une réunion diffusée à la télévision russe.
Selon Moscou, les forces ukrainiennes ont pénétré mardi 6 août dans cette région russe avec, ce jour-là, près de 300 soldats, une dizaine de chars et une vingtaine de blindés. Le président Vladimir Poutine dénonce une « provocation à grande échelle », accusant les forces ukrainiennes de « tirer de manière aveugle avec différents types d’armes, y compris des roquettes, sur des bâtiments civils, des habitations et des ambulances ».
Le ministère russe de la Défense a assuré que « l’opération de destruction des formations de l’armée ukrainienne se poursuit ». Selon lui, les affrontements ont continué « au cours de la nuit » dans les zones « immédiatement adjacentes à la frontière ». Le ministère a assuré sur Telegram que les soldats russes ont « empêché l’ennemi d’avancer en profondeur sur le territoire russe », semblant ainsi reconnaître que les soldats ukrainiens ont conquis du terrain à l’occasion de leur incursion.
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