Durant ces cinq dernières années, les vacances d’été semblent avoir perdu toute leur essence, leur beauté, y compris leur ampleur pour beaucoup de gens en Haïti.
La recrudescence de l’insécurité engendrée par la violence des gangs armés est l’un des facteurs qui empêchent les citoyens haïtiens à profiter de la période des vacances aujourd’hui.
C’est plutôt un congé prolongé
Autrefois, juin et juillet étaient considérés pour les écoliers et étudiants comme les mois les plus longs de l’année, après tous les jours passés en salle de classe, ils attendaient impatiemment la fin des examens de fin d’année pour pouvoir jouir de leurs vacances.
Cette année encore, peut-on parler de vacances d’été pour de nombreux écoliers et étudiants vivant dans certaines communes du pays dénommées territoires perdus, et qui ont perdu l’année académique à cause de la violence des gangs ?
Si certains ont dû abandonner leurs maisons afin de s’échapper des actes de banditisme, d’autres n’ont qu’un choix de quitter leurs établissements qui se trouvaient dans des zones à haut risque. Les responsables de ces institutions ont décidé soit de fermer leurs portes définitivement, soit se délocalisent. Devant cette situation, ces élèves ou étudiants vont plutôt bénéficier d’un congé prolongé en guise de vacances d’été.
Moment de loisirs à ne pas manquer sous aucun prétexte, mais…
Passer les vacances en Haïti a été l’un des plus beaux souvenirs pour les natifs d’Haïti. Les gens, qui vivent dans le pays comme de la diaspora, avaient l’habitude de profiter de cette période pour aller à la plage, à la campagne dans une atmosphère de convivialité, visiter des sites touristiques, entre autres. Aujourd’hui, toutes ces activités sont au point mort. À l’entrée Sud de Port-au-Prince comme à l’entrée Nord, c’est la coalition de gangs dénommée « Viv Ansanm » qui occupe toutes ces zones, en paralysant ainsi les activités de loisirs de la population. Ce qui constitue également une grande perte économique pour le secteur touristique et les opérateurs.
Dans un pays où beaucoup de mœurs et de traditions sont en train d’être éffritées, le phénomène de l’insécurité auquel Haïti est confrontée vient de fragiliser complètement le bon fonctionnement des choses.
Ah oui, les gangs armés ont tout gâché et c’est bel et bien planifié de leur côté en cherchant à tout prix à s’enrichir de manière illégale, en occupant les routes nationales par des postes de péage.
À ce stade, la circulation des citoyens devient pas libre, voire la jouissance totalement des vacances d’été par les Haïtiens, ainsi que les touristes qui avaient l’habitude de déposer leurs valises à Haïti.
Aujourd’hui, si aucune disposition n’est prise du côté des autorités de l’État, les gangs vont continuer à tout gâcher.
Le Concret Info | Le meilleur de l’info…