Plusieurs organisations féminismes dans le Sud-Est ont réagi à l’occasion de la journée internationale des femmes rurales, célébrée le mardi 15 octobre 2024.
L’Organisation Fanm Deside a montré que les femmes rurales ont beaucoup souffert de discrimination. Cette situation favorise l’augmentation de la pauvreté des femmes, en particulier les commerçantes qui sont dans l’impossibilité de continuer leurs activités quotidiennes pour prendre soin de leurs familles , a expliqué Madame Lucia Antoine, Responsable à l’organisation de Fanm Deside. Elle affirme que le phénomène de l’insécurité, qui bat son plein aujourd’hui, a créé une frontière entre les habitants des villes de provinces et ceux de la capitale. Les femmes produisent, mais elles ne peuvent pas écouler leurs produits dans d’autres zones à cause de l’insécurité, poursuit Madame Lucia Antoine.

De son côté, la Coordonnatrice du Réseau des Femmes Organisées de Jacmel (REFOJ), Madame Sheyla Cayo, a souligné combien il est important que les routes soient débloquées pour permettre aux commerçantes, un pilier dans l’économie du pays, de poursuivre leurs activités quotidiennes. L’économie haïtienne est dépendante d’un commerce d’achat et de vente, une situation qui doit attirer l’attention de l’État, a martelé Madame Cayo.
C’est une obligation à l’État de prendre ses responsabilités pour débloquer le pays, afin de permettre aux commerçants de reprendre leurs activités et leur donner un meilleur encadrement, notamment dans la façon dont ils pratiquent l’agriculture pour leur permettre de s’adapter aux changements climatiques, ont souhaité les deux responsables de l’organisation féministes Fanm Deside et REFOJ.
À noter que la Journée internationale des femmes rurales est célébrée chaque 15 octobre depuis 17 ans. Cette journée met en évidence la contribution des femmes dans des zones rurales, notamment dans la production agricole.
Les femmes sont responsables de la moitié de la production alimentaire mondiale, tout en étant aussi les gardiennes de l’environnement et de la biodiversité. En tant qu’agricultrices, les femmes ont appris à faire face et à s’adapter aux changements climatiques, par exemple en pratiquant une agriculture durable en harmonie avec la nature, en adoptant des semences résistantes à la sécheresse, en employant des techniques de gestion des sols biologiques ou à faible incidence, ou en menant des efforts de reboisement et de restauration à l’échelle de la communauté.
Elourde Recule Correspondante de LCI à Jacmel
Crédit photo: Marcia Moïse
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