Info-Internationale/Iran: «Non aux exécutions», la lutte contre la peine de mort se poursuit

Selon l’ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, au moins 348 personnes ont été exécutées par le régime en 2024 en Iran, dont 87 entre le 6 juillet et le 6 août, soit le mois suivant l’élection puis l’installation du nouveau président iranien, considéré comme modéré. Des chiffres qui font froid dans le dos. À l’intérieur comme à l’extérieur du pays, les Iraniens luttent contre la peine de mort.

Il n’avait que 34 ans. Le 6 août dernier, à 5 heures du matin, Gholamreza Rassaï (dit Reza) a été exécuté dans le secret par le régime iranien dans la prison de Dizel Abad, à Kermanshah. Son tort : avoir participé au mouvement « Femme, vie, liberté » en 2022.

Le jeune Iranien n’est pas le premier à avoir été condamné à mort par les tribunaux révolutionnaires du régime puis exécuté, et de nombreuses voix s’élèvent pour que cessent les exécutions de prisonniers politiques. Mahmoud Mehrabi, Abbas Deris, Mohamed Kourkour… des vies en suspens dans le couloir de la mort : « Quand j’ai appris l’exécution de Reza Rassaï, j’ai été choquée, j’ai vraiment perdu l’esprit, car mon frère aussi est condamné à mort. Et si la condamnation n’est pas annulée, cela peut nous arriver à nous aussi, cette douleur peut nous toucher, nous aussi », raconte Mahan Mehrabi, la sœur de Mahmoud Mehrabi.

Source : RFI

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