À l’approche du débarquement de la Force Multinationale en Haïti, les gangs cherchent à attirer la sympathie des gens par des discours trompeurs. Suite aux controverses qu’a provoqué le débat autour de l’amnistie qu’ils réclament, ces criminels notoires ont organisé désespérément une manifestation, en signe de protestation au déploiement de la Force. Certains Caïds contrôlant plusieurs quartiers encouragent même des résidents, contraints d’abandonner leur demeure à y revenir.
La vérité c’est que les gangs commencent à se paniquer. La peur est en train de changer de camps. L’arrivée progressive des équipements pour enfin renforcer la capacité opérationnelle de la Police dans la lutte contre le grand banditisme redistribue les cartes. Les récentes interventions de la Police Nationale, notamment dans le fief de Vitelhomme Innocent démontrent cette détermination de l’institution policière de mettre un terme définitif à la barbarie orchestrée par les gangs.
Gangs armés : Pour la prison ou pour le pire
Les acteurs politiques haussent le ton. Le Coordonnateur du Conseil National Présidentiel, Edgard Leblanc Fils ne prend même pas la peine de coder son discours : «Les bandits n’ont qu’une option: déposer les armes pour aller en prison» a t-il déclaré. L’ambassadeur des États-Unis à Port-au-Prince, M. Denis Hankins, réagissant à l’assassinat crapuleux de deux missionnaires américains la semaine écoulée, a fait valoir que les gangs n’ont que deux options; aller en prison ou mourir.
En attendant la formation du nouveau Cabinet Ministériel qui devra sans nulle doute faire face aux problèmes liés au phénomène de gangstérisation du pays, la Population a le devoir de s’aligner aux côtés des Forces de l’ordre. Le règne de l’impunité doit prendre fin, la Justice doit triompher. Les bandits armés doivent être traqués afin que le pays puisse enfin tourner cette page noire de son histoire.
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